
À l’approche de la célébration du 22 septembre, la solidarité envers les familles des militaires tombés ou blessés au service de la nation s’est une nouvelle fois exprimée. Jeudi 17 septembre 2026, Naba Ibrahim Traoré, commerçant malien résidant à Libreville, au Gabon, a remis, par l’intermédiaire du Service social des armées, un important don destiné aux veuves de militaires, aux enfants de soldats tombés au champ d’honneur et aux blessés de guerre. La contribution est composée de 6 tonnes de riz, 120 bidons d’huile de 5 litres et six balles de friperie, destinées aux familles bénéficiaires.
À travers ce geste, Naba Ibrahim Traoré entend traduire concrètement son attachement au Mali et à ceux qui œuvrent à sa défense. « J’ai pleuré dans ma vie pour le Mali, mais maintenant, Dieu merci, j’ai une immense fierté. À chaque fois que tu montres ton passeport malien, c’est une fierté », a-t-il déclaré. Pour le donateur, cette contribution n’est pas motivée par la recherche d’une quelconque reconnaissance matérielle : « Ce n’est pas pour la richesse. Là où l’armée meurt, je mourrai », a-t-il affirmé, avant de promettre de poursuivre son accompagnement aux veuves de militaires et aux autres familles touchées par les conséquences de la guerre.
La fondation de Naba Ibrahim Traoré ne se limite d’ailleurs pas à cette donation. Selon les éléments communiqués lors de la cérémonie, il accompagne chaque année cinq Maliens qui souhaitent retourner volontairement au pays et intervient également auprès de personnes confrontées à des litiges fonciers afin de les aider à récupérer leurs terres. Ces actions, menées depuis l’étranger, constituent pour lui une manière de rester engagé auprès de ses compatriotes malgré la distance.
Le directeur du Service social des armées, le colonel-major Brehima Samaké, a salué cette solidarité exprimée à l’endroit des familles des militaires et paramilitaires tombés sur les théâtres d’opérations. Il a présenté Ibrahim Traoré comme un « partenaire de cœur » ayant choisi de se tenir aux côtés des familles éprouvées par la perte ou les blessures de leurs proches engagés dans la défense du pays. Pour le responsable militaire, la portée du don dépasse sa valeur matérielle et traduit « la profondeur du lien qui unit les Maliens où qu’ils se trouvent dans le monde ».
Le colonel-major Brehima Samaké a également souligné que les familles des soldats tombés pour la nation ne doivent pas être abandonnées. Selon lui, les contributions de cette nature constituent à la fois une marque de reconnaissance envers le sacrifice consenti par les militaires et un témoignage de compassion envers leurs proches. Il a, à cette occasion, appelé à l’élargissement de la chaîne de solidarité afin qu’un plus grand nombre de familles puissent bénéficier d’un accompagnement.
De son côté, Naba Ibrahim Traoré a invité les Maliens à soutenir l’armée et a formulé des bénédictions à l’endroit des forces engagées dans la défense du territoire national. Il a également rendu hommage à la présidente de son association, impliquée dans ses initiatives de solidarité.
À quelques jours du 22 septembre, cette donation remet ainsi au premier plan une dimension sociale de la fête nationale : la reconnaissance envers ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés dans l’exercice de leur mission. Depuis Libreville, Naba Ibrahim Traoré inscrit son engagement dans cette dynamique, en faisant de la solidarité avec les familles de militaires et l’accompagnement de ses compatriotes un axe régulier de son action.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
