
L’ancien Vérificateur général du Mali, Sidi Sosso Diarra, a été placé sous mandat de dépôt le vendredi 30 octobre 2026 à Bamako, dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur sa gestion du Bureau du Vérificateur général (BVG) entre 2004 et 2010. Son ancien directeur administratif et financier, Amadou Diop, est également concerné par cette procédure.
Selon les informations rapportées par plusieurs médias, les poursuites font suite à des irrégularités présumées relevées dans la gestion administrative et financière de l’institution. Les faits évoqués portent notamment sur des dépenses liées aux travaux du siège du BVG, des avantages financiers jugés injustifiés, des marchés publics ainsi que certaines dépenses d’évacuation sanitaire.
Le dossier s’appuierait notamment sur des rapports de vérification de la Section des comptes de la Cour suprême, couvrant les exercices 2004-2006 et 2007-2010. Ces contrôles auraient mis en évidence plusieurs anomalies dans l’utilisation des ressources publiques affectées au fonctionnement de l’institution.
La procédure judiciaire aurait connu une évolution importante avec un arrêt de mise en accusation rendu le 4 mars 2025 par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako. Les personnes concernées doivent désormais répondre des faits qui leur sont reprochés devant les autorités judiciaires compétentes.
Ancien responsable de l’institution chargée du contrôle de la gestion des finances publiques, Sidi Sosso Diarra avait dirigé le BVG de 2004 à 2011. Son placement sous mandat de dépôt relance ainsi le débat sur la redevabilité des responsables publics et le contrôle de l’utilisation des ressources de l’État.
À ce stade de la procédure, les faits reprochés n’ont pas fait l’objet d’une condamnation définitive. Sidi Sosso Diarra et Amadou Diop bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une décision judiciaire établisse leur éventuelle culpabilité. Par Djibrilla Touré
