
Le 9 décembre 2025, Aboubacar Sidick Fomba, membre du Conseil national de Transition (CNT) et président de la Commission Santé, Développement social et Solidarité, a publié une tribune concernant la loi de finances 2026. Il a souligné que ce budget, adopté dans un contexte marqué par l’insécurité et les pressions liées aux activités terroristes, garantit la transparence et la fiabilité des comptes publics tout en permettant un contrôle parlementaire efficace et une gestion responsable des ressources de l’État.
Selon Aboubacar Sidick Fomba, 17 programmes du budget général ont connu une augmentation de plus de 50 % de leurs dotations pour l’exercice 2026, 14 programmes sont restés stables et 9 ont enregistré une diminution d’environ 10 %. Il a précisé que huit institutions, parmi lesquelles la Présidence de la République, le CNT, la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, le Conseil économique social, environnemental et culturel, le Haut Conseil des Collectivités territoriales, l’Agence nationale de la Sécurité d’État et les Charges communes, ont également vu leurs dotations augmenter. Ces trois principales institutions la Présidence, le CNT et la Primature représentent collectivement 1,27 % des dépenses totales du projet de loi de finances 2026.
Le député a également mis en avant le lancement de l’épuration de la dette intérieure pour les mandats de 2022, 2023 et 2024, dont le montant total est estimé à plus de 300 milliards de FCFA. Cette opération, selon lui, témoigne de la santé financière de l’État, soutient la reprise des activités économiques et renforce la confiance entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques. Aboubacar Sidick Fomba a enfin appelé à ne pas politiser ces mesures et à considérer la transition comme le résultat d’un effort collectif issu de la révolution populaire, devant bénéficier à l’ensemble du pays.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
