
Le gouvernement malien a décidé de mobiliser d’importantes ressources financières afin de soutenir plusieurs projets jugés prioritaires pour le développement du pays. Réuni le mercredi 4 mars 2026 sous la présidence du Chef de l’État, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret autorisant l’ouverture de crédits à titre d’avance dans le budget de l’État pour l’exercice 2026.
Présentée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, cette décision permet de dégager une enveloppe globale de 500 milliards de francs CFA destinée à financer des dépenses urgentes liées notamment aux investissements publics.
Le recours au décret d’avance est un mécanisme prévu par la législation malienne en matière de gestion des finances publiques. Il permet à l’exécutif d’ouvrir des crédits supplémentaires lorsque certaines dépenses revêtent un caractère urgent et ne peuvent attendre une révision classique du budget. Cette procédure est encadrée par la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025. Les crédits ainsi ouverts doivent toutefois être soumis à une ratification ultérieure par le Parlement.
Selon les orientations annoncées, une part importante des ressources mobilisées sera consacrée au renforcement du secteur de la santé. Les autorités entendent accélérer la construction et l’équipement de grands centres hospitaliers afin d’améliorer les capacités du système sanitaire et l’accès des populations aux soins.
Outre la santé, ces financements serviront également à soutenir plusieurs projets structurants considérés comme essentiels pour la transformation économique du pays. Il s’agit notamment de chantiers prioritaires visant à renforcer les infrastructures et à stimuler l’activité économique.
À travers cette mesure, les autorités entendent maintenir la dynamique des investissements publics malgré les contraintes budgétaires auxquelles fait face le pays. L’objectif affiché est de poursuivre la réalisation de projets stratégiques susceptibles de soutenir la croissance et de répondre aux besoins des populations.
L’adoption de ce décret marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement de mobiliser rapidement les ressources nécessaires pour accompagner les politiques publiques et accélérer la mise en œuvre de projets jugés déterminants pour le développement national.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
