
Plus d’une cinquantaine de candidats au Diplôme d’études fondamentales (DEF) issus de la région de Kidal attendent toujours de savoir s’ils pourront bénéficier d’une session spéciale d’examen après avoir été empêchés de composer lors de la session de juin 2026. Selon nos confrères du journal Le Soir de Bamako, cette situation résulte des difficultés sécuritaires et des déplacements de populations enregistrés ces derniers mois dans la région.
D’après les informations rapportées, les centres d’examen de Kidal avaient été délocalisés à Gao afin de permettre la tenue des épreuves dans des conditions jugées plus sûres. Toutefois, sur les 84 candidats initialement inscrits, seuls 28 ont pu rejoindre les centres de composition. Les autres, contraints pour la plupart de suivre leurs familles déplacées à la suite des événements sécuritaires survenus fin avril, n’ont pas été en mesure de participer aux examens.
Face à cette situation, la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et étudiants du Mali (FENAREC), à travers sa représentation de Kidal, a engagé des démarches auprès du ministère de l’Éducation nationale afin qu’une solution soit trouvée pour les candidats concernés.
L’objectif est d’éviter que ces élèves ne soient pénalisés par des circonstances indépendantes de leur volonté et de leur offrir l’opportunité de poursuivre normalement leur parcours scolaire.
Selon les mêmes sources, des responsables de la FENAREC affirment avoir reçu des signaux encourageants quant à la possibilité d’une session spéciale. Ils invitent toutefois les parents d’élèves à rester mobilisés afin de permettre aux candidats de profiter de toute mesure qui pourrait être décidée par les autorités éducatives.
Un responsable du secteur de l’éducation, cité par nos confrères, rappelle que les textes prévoient dans certaines circonstances l’organisation de sessions spéciales pour des candidats empêchés de participer aux examens nationaux. Il évoque notamment le cas d’élèves engagés dans des compétitions sportives internationales, qui ont déjà bénéficié de dispositifs similaires par le passé.
Alors que les résultats nationaux du DEF 2026 ont été proclamés le 19 juin avec un taux de réussite de 65,40 %, les candidats de Kidal concernés restent dans l’attente d’une décision officielle du ministère de l’Éducation nationale. Une réponse favorable permettrait à plusieurs dizaines d’élèves de ne pas voir leur année scolaire compromise en raison du contexte sécuritaire.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
